CID-QUEBEC
  • L’organisme rassembleur (telle une coopérative de solidarité dédiée au développement) génère une épargne nouvelle à partir de services qu’elle offre aux entreprises membres

  • Rappelons d’abord que dans nos collectivités, les entreprises dépensent actuellement des sommes considérables pour avoir accès au marché. Accéder au marché veut dire être connu, être reconnu et même être reconnaissant envers votre clientèle. C’est ce qu’on appelle la fidélisation de la clientèle. Dans nos sociétés, les sommes versées à ce chapitre permettent d’assurer l’essentiel du financement des activités sportives, de la presse, de la télévision, de la publicité et du mécénat. Par exemple, d’après le journal Le Monde, le stock de monnaie Air Miles équivalait, au début du siècle, au stock de monnaie américaine en circulation.

  • La coopérative de solidarité locale propose alors aux entreprises de sa communauté de dériver une partie de ces sommes vers un système de fidélisation de clientèle communautaire : tous les achats faits dans ce système donnent lieu à une prime versée par les entreprises dans un fonds communautaire dédié au développement de la communauté et de ses membres. Ce fonds appartient en propre à la coopérative.

  • Ce fonds n’a pas d’équivalent dans l’économie actuelle, car il s’agit d’un fonds qui ne provient pas d’une collecte d’épargne auprès de tiers, mais plutôt d’une épargne nouvellement créée dont l’organisme rassembleur a la propriété juridique. L’organisme ne serait donc pas fiduciaire, mais propriétaire de l’épargne. Une communauté pourrait alors devenir millionnaire par le biais de son organisme représentatif qui verrait à favoriser le développement de ses membres.

  • En mutualisant ces épargnes, la communauté se donne alors un pouvoir considérable. Les entreprises rencontrées dans des communautés locales se montrent ouvertes à une redirection communautaire d’une partie de leurs coûts de fidélisation pouvant atteindre en moyenne 2,8% du montant des achats. Supposons que 3,5% des ménages de la ville de Québec effectuent le tiers de leurs dépenses annuelles courantes chez les entreprises membres, un fonds d’environ 3M$ peut être amassé chaque année.